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Alors que le gouvernement précédant avait promis 100 gardiens de la paix supplémentaires pour l’Essonne au lendemain de la tentative de meurtre aux cocktails Molotov contre quatre policiers à Viry-Châtillon, le 8 octobre 2016, seuls 33 postes sont finalement prévus.

Faute d’effectifs, le DDSP de l’Essonne, dans une note interne diffusée aux services fin avril, a exigé la mutualisation des brigades anticriminalité notamment dans Val d’Yerres – Val de Seine. La mutualisation forcée des BAC, et le manque d’effectifs chronique de police dans notre département auront des conséquences majeures : délais d’intervention rallongés, dégradation des conditions de travail des fonctionnaires de police qui travaillent déjà à flux tendu depuis des années, des policiers en danger permanent ne pouvant pas faire face aux menaces qui pèsent dans notre département.

Malgré les effets d’annonce, Emmanuel Macron s’inscrit dans la même politique d’inaction que celle de ses prédécesseurs, et ne fait aucunement de la sécurité des Français sa priorité. Nous sommes donc bien loin des promesses pourtant tant attendues. Les graves négligences qui ont été commises et le laxisme inouï des pouvoirs publics face à l’explosion de la violence endémique dans notre département ont déjà eu des conséquences très lourdes : les attaques sur les forces de l’ordre ont augmenté de 23 % en 2017, commissariats pris d’assaut, policiers en mission et en civil repérés et attaqués par des racailles !

Les policiers sont épuisés moralement et physiquement. En 2017, la police accumule 20 millions d’heures supplémentaires de travail non rémunérées (soit 150 heures par policier). Le gouvernement doit enfin agir pour soutenir les forces de l’ordre.

Le Rassemblement National de l’Essonne demande la reconstitution intégrale des effectifs de police détruits depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy, l’accélération de la modernisation des équipements adaptés (voitures anticaillassage, uniformes antifeu, etc.), et la réhabilitation en urgence des commissariats vétustes. Les policiers doivent en outre bénéficier de la présomption de légitime défense. Nous devons également renforcer l’arsenal législatif existant. Les peines doivent être aggravées en cas d’attaque contre les policiers  qui doivent pouvoir compter sur le soutien moral et politique de leur hiérarchie.

Audrey Guibert,

Déléguée départementale du RN Essonne,

Conseillère régionale d’ile-de-France