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Date de l’article 13 février 2018 

Copie au Parisien, au Maire d’Etampes, à la Police municipale d’Etampes 

Monsieur le Député,

Un article du Parisien Essonne en date du 6 février 2018 sous le titre : « Violences : prison ferme pour les médiateurs d’Etampes » révèle que deux médiateurs de la ville d’Etampes qui avaient violemment agressé un jeune, lors des émeutes, rue Guettard, le soir du 14 juillet dernier, ont été condamnés à un an de prison ferme par le tribunal d’Evry.

L’article note que ces deux médiateurs, au passé judiciaire très chargé, avaient déjà été condamnés à de la prison ferme. On ne peut que s’étonner qu’une municipalité ait pu employer ces individus très défavorablement connus de la justice, alors que leur principale mission consistait à développer des actions de prévention auprès des jeunes des quartiers.

Maire à l’époque des faits, vous ne pouviez ignorer la politique de recrutement qui relevait directement de votre responsabilité.

Cela me conduit à vous poser deux questions :

– Combien de médiateurs la commune a-t-elle engagés lors de votre dernier mandat de maire ?

– Avez-vous exigé et obtenu un extrait de casier judiciaire (B2) pour les personnes que vous souhaitiez recruter pour des postes de médiateurs ?

Par ailleurs, dans ce même article, vous avez cru pouvoir mettre gravement en cause la police municipale d’Etampes et en accusant publiquement ces agents d’une pré-tendue « faute professionnelle ».

Je comprends que cette affaire qui met potentiellement en lumière le côté caché de votre gestion et de votre personnalité puisse vous gêner. Mais la mise en cause publique d’agents municipaux qui ne peuvent se défendre en vertu de leur devoir de réserve, loin de vous absoudre conforte l’impression malsaine qui se dégage de cette affaire.

A moins que vous ne fassiez un droit de réponse immédiat au Parisien, il ne vous restera que les excuses publiques aux agents que vous avez offensés par vos propos.

Je vous invite à l’un ou à l’autre.

Le silence qui pourrait suivre ce courrier serait, à mes yeux, la confirmation implicite de vos pratiques politiques.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, mes salutations les plus distinguées,

Audrey Guibert,

Déléguée départementale,

Conseillère régionale d’Île-de-France.